Voici pourquoi vous ne trouverez jamais de requin blanc dans un aquarium - Positiveur Voici pourquoi vous ne trouverez jamais de requin blanc dans un aquarium
Actus

Voici pourquoi vous ne trouverez jamais de requin blanc dans un aquarium



Tous ceux qui fréquentent les aquariums vous diront certainement n’avoir jamais vu le grand requin blanc ; et ce dans n’importe quel aquarium à travers le monde. Cela n’est pas un fait du hasard… Ce poisson pourtant renommé, n’a jusqu’ici jamais pu être réellement gardée en captivité.

Certes, les requins sont des poissons fascinants. Il n’est donc pas rare d’en observer dans les aquariums à travers le monde : requin citron, requin zèbre, requin nourrice, roussette, les espèces à découvrir en captivité sont nombreuses et variées sauf le célèbre grand requin blanc. Au cours de l’histoire, plusieurs aquariums ont tenté en vain d’héberger les requins blancs. Dans la plupart des cas, les spécimens sont morts au bout de quelques jours seulement. Récemment en 2015, l’aquarium de Churaumi au Japon a exposé un requin blanc mâle de 3,5 mètres après une capture accidentelle, mais ce dernier n’a vécu pendant trois jours. Avant 2004, le record moyen en captivité pour un grand requin blanc était de seize jours. Toutefois, cette année-là, le Monterey Bay Aquarium en Californie a réussi à maintenir une femelle durant six mois en déployant de grands efforts. Depuis lors, aucun aquarium n’a pu faire cette expérience.

De petits bassins pour de grands requins

L’espace est le premier problème évoqué empêchant ce grand requin d’être mis en captivité. En effet, les requins blancs dépassent en moyenne à l’âge adulte les six mètres de long. Une taille non négligeable lorsqu’il s’agit de les accueillir dans un aquarium. Le spécimen du Monterey Bay Aquarium était un jeune et mesurait à peine un peu plus d’un mètre pour un bassin de 3 millions de litres et de 10 mètres de profondeur.

A part le problème de la taille du poisson, on évoque également un autre problème. Le grand requin blanc est un requin de pleine mer ce qui veut dire qu’il est continuellement en mouvement et se déplace sur de très longues distances à travers l’océan. C’est pour autant dire qu’un bassin fermé est tout sauf ce dont il a besoin. Les spécialistes ont pu observer que de nombreux requins blancs captifs se blessaient en fonçant dans les parois.

Un régime alimentaire diversifié

Un autre facteur couramment évoqué est celui de l’alimentation des requins et de leur nature de prédateur. Alors que les squales se nourrissent de poissons les premiers temps, les grands requins blancs quant à eux se tournent vers de grosses proies et notamment des mammifères. C’est pour autant dire que même si les conditions de l’espace sont réunis, un requin blanc adulte pourrait donc aisément souffrir d’un régime alimentaire inadapté ou pas assez diversifié. D’aucuns pensent même que les squales auraient besoin du « frisson » de la chasse pour survivre. Ils ne supporteraient donc pas de se voir apporter de la nourriture, déjà morte qui plus est. Ceci expliquerait pourquoi de nombreux spécimens captifs se sont laissés mourir de faim et peut-être pourquoi certains ont fini par montrer une agressivité accrue. La femelle du Monterey Bay Aquarium a d’ailleurs dû être libérée au bout de six mois après avoir attaqué deux congénères qui se trouvaient dans le même bassin qu’elle.

Mort même une fois libéré

Il semblerait que l’habitat naturel des squales soit mal recréé dans certains aquariums, avec par exemple une mauvaise salinité de l’eau. Cette erreur peut avoir des conséquences fâcheuses sur des espèces évoluant en pleine mer comme les requins. Tous ces facteurs mis en communs font de la captivité un réel calvaire pour les grands requins blancs. L’aquarium Monterey Bay a décidé, en 2011, de retenter l’expérience avec un sixième requin mais il a dû le libérer 55 jours après parce qu’il heurtait constamment les parois. Ce dernier est malheureusement mort les jours qui suivirent sa libération. Mort à cause du stress de la captivité ? Personne ne sait, mais ce n’était pas une première.

Ces courtes expériences qui ont débouché sur l’échec ont permis d’en apprendre plus sur le grand requin blanc. Et des études menées sur le terrain, dans son habitat naturel, en ont fait de même. Aujourd’hui, de nombreuses espèces de squales sont menacées d’extinction. Il est donc grand temps de laisser à sa place le grand requin blanc, ce seigneur des mers.

Source: Maxisciences


En Haut